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Les programmes de soutien financier

L'Entente régionale et les programmes de soutien financier

L'Entente régionale

Le renouvellement de l’entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent a été signé au printemps 2019. Quatre appels de projets dont l’inscription se termine à l’automne seront ouverts en 2019, 2020 et 2021.
https://www.culturebsl.ca/communique-pour-diffusion-immediate/lancement-entente-partenariat-territoriale

La prochaine date d’inscription est le 3 octobre 2019.

Entente BSL CMYK bandeau officiel 2019 22

Cette entente est un levier important pour assurer le développement de la création sur notre territoire puisqu’elle est la seule entente régionale en culture au Bas-Saint-Laurent. Elle est le fruit d’une concertation exemplaire de 15 partenaires, soit les MRC de Kamouraska, La Matanie, La Matapédia, La Mitis, Rimouski-Neigette, Rivière-du-Loup, Témiscouata et des Basques, Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), les villes de La Pocatière, Matane, Mont-Joli et Rimouski, le Collectif régional de développement et Culture Bas-Saint-Laurent.

Les objectifs de cette entente sont :

  • stimuler la création artistique dans la région,
  • contribuer à l’essor et à la diffusion des artistes et des écrivains,
  • favoriser leur rétention dans leur localité,
  • encourager l’émergence et l’inclusion des technologies numériques dans la pratique artistique,
  • épauler les organismes artistiques professionnels structurants pour le développement et le rayonnement des arts et des lettres sur le territoire et à l’extérieur

Notez que le pourcentage d’obtention à ce programme est en moyenne quatre fois plus élevé que dans les programmes nationaux !

Les artistes et les organismes ont jusqu’au 3 octobre 2019 pour présenter leurs projets dans un de ces volets :

 

Voici quelques astuces pour faciliter l’élaboration d’un dossier :

1. BIEN DÉCRIRE VOTRE PROJET
Le jury de pairs dirigé par le CALQ dans le cadre de ces programmes est composé d’artistes professionnels de toutes disciplines. Il est important de s’assurer que le langage utilisé est intelligible pour des artistes de tous les secteurs.

La description d’un projet doit présenter de manière claire :
Quoi ? : la nature du projet et sa pertinence en lien avec le ou les objectifs du programme (recherche et création, production, diffusion, discipline, forme ou médium, etc.)
Comment ? : le projet de création et ses étapes de réalisation
Avec qui ? : les partenaires et collaborateurs du projet

Le descriptif de projet doit aussi inclure l’essence de votre démarche artistique et doit mettre en lumière la singularité du créateur dans sa discipline. À la différence d’un descriptif de projet, la démarche présente « l’artiste chercheur ». Elle met en lumière la cohérence qui traverse l’évolutivité des projets de création tant dans la forme que dans les thèmes. Il est donc essentiel de mettre en lien le projet et la démarche dans le descriptif de projet et, dans la section impacts du projet, sur la carrière de l’artiste et la collectivité.

2. MON DOSSIER CALQ ET L’ARCHIVAGE

Les artistes sont invités à déposer leur projet directement en ligne via MON DOSSIER CALQ alors que les organismes transmettent leur dossier par la poste. Dans les deux cas, il est essentiel de conserver l’ensemble du dossier et de ces composantes en format WORD et dans un fichier archivé en 2 ou 3 copies numériques.

Pour les artistes, il semble plus simple de rédiger le contenu des sections dans un fichier WORD sans mise en page et avec une police de caractère stable (arial ou times new roman) afin de faciliter l’intégration des contenus dans MON DOSSIER CALQ en ligne. L’idéal est de copier chaque section et de compléter à l’avance la demande par des «collage spécial» sans mise en page dans le formulaire en ligne. Pour ouvrir un dossier CALQ pour la première fois, vous aurez besoin de votre numéro clicSÉCUR (numéro d’accès de revenu Québec).

Si vous avez besoin de soutien technique sur le dossier en ligne, des ressources sont disponibles au CALQ au numéro suivant : 1-800-608-3350

3. LE RÉSUMÉ DE PROJET

Le résumé du projet permet au CALQ de classifier et d’identifier le projet. Évitez les formulations poétiques et nommez plutôt clairement « quoi » et « où ». Par exemple : création d’une installation participative dans le parc X à l’été 2019.

4. UN ÉCHÉANCIER DÉTAILLÉ

L’échéancier doit démontrer que votre projet est réaliste et doit être cohérent avec le descriptif de projet. Il est possible de préciser certains aspects du projet dans l’échéancier au besoin et d’ainsi récupérer quelques caractères...

5. UNE ENTENTE EN LIEN AVEC LA COLLECTIVITÉ ?

Les programmes liés à cette entente visent à mettre en lien les artistes, les œuvres et les communautés bas-laurentiennes. Le développement d’un ou de plusieurs partenariats (en services ou financiers) avec des personnes ou des organismes de la région est obligatoire. Le nombre de partenaires importe moins que la pertinence du partenariat et son impact sur le projet et la collectivité. Le partenaire peut être un diffuseur, un organisme ou une entreprise de tous les secteurs, un expert ou autre. Le ou les partenaires doivent confirmer l’entente de partenariat avec une lettre qui stipule la valeur, en argent ou en service. Il est également possible d’avoir un ou des partenaires de l’extérieur du territoire pourvu qu’au moins l’un d’entre eux soit bas-laurentien. Puisque les programmes peuvent soutenir jusqu’à 80 % du budget total du projet, les partenaires doivent contribuer pour 20 % ou plus.

Important : gardez en tête que cette entente se veut en lien avec la collectivité. Ce lien peut prendre différentes formes. Par exemple, pendant le processus de création (résidence, rencontres, lectures publiques et échanges, etc.) ou lors de sa diffusion (un lieu reconnu, un espace public ou autres).

6. DES COLLABORATEURS ET DES CURRICULUM VITAE

Si vous présentez un projet collectif, les artistes collaborateurs doivent vous fournir leur CV et une lettre qui confirment et décrivent leur collaboration. Les honoraires de ces artistes doivent être prévus au budget. Dans le cas d’un artiste qui dépose le dossier et obtient une bourse, cette dernière lui sera entièrement versée et il devra en faire la gestion.

Idéalement, le CV doit être pensé en cohérence avec le programme et appuyer l’ensemble du dossier déposé. Les sections du CV doivent mettre en valeur le candidat tant dans l’ordre des sections que dans leurs contenus. Puisque ces programmes sont en lien avec la collectivité, notez au CV vos implications régionales et vos liens associatifs. EXEMPLE DE CV

7. LA DOCUMENTATION D’APPUI

Le secret pour la documentation d’appui c’est l’expression « moins, mais mieux » ! Mieux vaut des documents bien sélectionnés et de bonnes qualités que trop de documentation ou de la documentation de mauvaise qualité. N’oubliez pas de bien compléter la liste descriptive. Elle peut même être commentée pour guider le regard du jury et tisser des liens avec le projet.

8. UN BUDGET PRÉVISIONNEL COMPLET

Votre budget prévisionnel doit être le plus complet possible. Vous devriez prévoir environ 5 % d’imprévus et vous assurer que votre budget est équilibré (total des dépenses = total des revenus). Assurez-vous de l’admissibilité des frais réclamés (voir selon le programme). Les frais des déplacements quotidiens ne sont pas admissibles. Par contre, les frais reliés aux déplacements spécifiques au projet sont admissibles (factures de transport ou 0,43 $/km).

Tout récemment, le CALQ annonçait l’abolition du plafond maximum de 1700 $ par mois pour ce qui s’appelait jusqu’ici « les frais de subsistance ». Chaque candidat doit maintenant évaluer ce qui se nomme à présent « la rémunération du candidat ». Ce changement d’appellation est une excellente nouvelle ! C’est donc à l’artiste d’évaluer son taux horaire, et de calculer le montant selon le nombre d’heures ou de semaines estimées. N’oubliez pas que la rémunération du candidat est imposable selon votre revenu, il est donc préférable de séparer la rémunération et les frais de séjour, s’il y a lieu. EXEMPLE DE BUDGET 

9. DE LA COHÉRENCE

La cohérence doit être évidente entre chacune des sections de votre demande. L’ensemble doit présenter avec clarté votre projet et le relier à la singularité de votre démarche qui doit transparaître tant dans la documentation d’appui que dans l’écriture et dans les prévisions budgétaires. Attention aux incohérences ! Par exemple, un partenaire qui n’est pas nommé dans le projet, mais inscrit au budget ou encore une documentation d’appui trop éloignée de la proposition qui pourrait laisser croire au jury que le projet est irréaliste.

10. L’INCONTOURNABLE RÉVISION

La simplicité de style est toujours souhaitable, il faut que le texte soit clair et les phrases courtes si possible.

Il est toujours pertinent de faire relire son dossier final par une autre personne. Il existe aussi plusieurs ressources pour la correction des documents (Antidote, réviseur ou autre), n'hésitez pas à les utiliser.

Vous avez des questions au sujets des appels de l’Entente, communiquez avec Culture Bas-Saint-Laurent au 418-722-6246 ou à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Je vous invite à lire le billet de ma collègue Sabrina, de Culture Montérégie, qui a également partagé ses astuces.

 

LES PROGRAMMES DE SOUTIEN FINANCIER

a) Comment s’y retrouver ?

Pas si compliqué que ça, et tellement nécessaire! À première vue, en fouillant sur les sites des bailleurs de fonds, on croirait se perdre dans un dédale de programmes. Il n’y en a pourtant que quelques-uns qui offrent une aide à la création, et encore moins qui s’adressent aux artistes émergents. Une façon de les départager consiste à les regrouper par paliers de gouvernement et par disciplines ou secteurs d’activités :

Portes d’entrée auFédéralProvincial
Arts visuels CAC1 SODEC3 / CALQ2
Musique CALQ
Théâtre
Danse
Lettres
Arts multidisciplinaires
Arts du cirque  
Chanson (création)
Architecture
Arts médiatiques Téléfilm / CAC SODEC / CALQ
Disque et spectacle Musicaction SODEC
Métiers d’art   SODEC / CALQ
  1. Conseil des arts du Canada
  2. Conseil des arts et des lettres du Québec
  3. Société de développement des entreprises culturelles


Ponctuellement, des fonds sont disponibles au niveau régional. Notamment, des ententes locales ou régionales. Il est possible de surveiller les appels de projets en cours sous l'onglet ACTUALITÉS - Appels de dossiers. Ces ententes n’étant pas systématiquement renouvelées, on recommande de se renseigner auprès du Culture Bas-Saint-Laurent pour savoir ce qui en est. 

Demander simultanément au fédéral et au provincial?

Il est souhaitable de cumuler une aide financière du provincial et du fédéral pour un même projet dans les domaines du disque et du cinéma. Il n’est pas rare que l’intérêt de l’un pour un projet stimule l’autre à offrir son soutien au même projet. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à penser aux livrets de CD d’artistes en chanson où l’on voit souvent les logos de Musicaction et de la SODEC côte à côte. De même pour Téléfilm Canada et la SODEC dans les génériques de films. Il est à noter que les enveloppes au fédéral en arts médiatiques et en enregistrement sonore sont plus considérables que les enveloppes provinciales.

Ce cumul (fédéral/provincial) est possible aussi dans les autres disciplines, mais attention! On doit faire la démonstration que les sommes potentiellement accordées par l’un et par l’autre palier de gouvernement couvriront des items totalement différents. Le même budget déposé au CALQ et au CAC montrera un montage financier où, par exemple, la subvention souhaitée du premier sera affectée à la mise sur pied d’une exposition et la subvention souhaitée du second contribuera à la création d’une publication accompagnant cette exposition. Si toutefois une même demande visant à couvrir les mêmes items était acceptée aux deux « guichets », l’artiste devra choisir entre l’une ou l’autre subvention. 

CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC (CALQ)

PROGRAMMES D'AIDE FINACIÈRE
https://www.calq.gouv.qc.ca/aide-financiere/les-programmes/

Artistes, écrivains et organismes professionnels des disciplines suivantes : Arts du cirque, Arts multidisciplinaires, Arts numériques, Arts visuels, Chanson, Cinéma et vidéo, Danse, Littérature et conte, Métiers d'art, Musique, Pluridsiciplinaires, Recherche architecturale et Théâtre. 

CONSEIL DES ARTS DU CANADA (CAC)

LIEN VERS LES 6 PROGRAMMES DE SUBVENTIONS 
http://conseildesarts.ca/financement/subventions

EXPLORER ET CRÉER
Faire croître la pratique artistique canadienne. Le programme Explorer et créer finance les artistes, les groupes et les organismes artistiques canadiens engagés dans la création et la diffusion d’un art novateur, dynamique et diversifié. Ce programme fait avancer les pratiques artistiques en encourageant les artistes à explorer des processus de création et à prendre des risques qui leur permettent de réaliser des œuvres destinées à rejoindre le public. Explorer et créer soutient la recherche, le développement, la création et la production d’œuvres, de même que le perfectionnement professionnel des artistes.

INSPIRER ET ENRACINER
Faire croître de solides communautés créatives au Canada. Le programme Inspirer et enraciner assure une solide fondation pour les arts au Canada en soutenant les organismes artistiques qui sont au cœur de leurs communautés créatives. Ce programme finance les organismes qui visent l’excellence artistique et se consacrent à l’avancement des arts par des programmations qui font appel à un large éventail d’artistes et qui sont destinées à un public diversifié.

CRÉER CONNAÎTRE ET PARTAGER : Arts et cultures des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada. 
Le Conseil des arts du Canada s’est engagé à réaffirmer et à dynamiser sa relation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis du pays. Il est persuadé qu’une approche respectueuse des formes d’expression artistique, des protocoles culturels, des droits ancestraux et de la vision du monde ancestrale stimulera les artistes, les pratiques artistiques et les communautés inuites, métisses et des Premières Nations. Le programme Créer, connaître et partager reconnaît la souveraineté culturelle des peuples autochtones et respecte le concept d’autodétermination des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

APPUYER LA PRATIQUE ARTISTIQUEAPPUYER LA PRATIQUE ARTISTIQUE
Bâtir un secteur artistique fort et solidaire. Le programme Appuyer la pratique artistique encourage le maintien d’un réseau de soutien dynamique des arts au Canada en finançant les professionnels des arts, les groupes et les organismes artistiques canadiens qui défendent le secteur artistique, augmentent la capacité des artistes à réaliser leurs œuvres et améliorent les conditions de création. Appuyer la pratique artistique contribue aussi à la croissance de ressources offertes pour perfectionner les arts. Le programme favorise l’innovation dans le secteur en soutenant la collaboration, les initiatives ciblées et les possibilités de perfectionnement des professionnels des arts.

RAYONNER AU CANADA
Favoriser la rencontre entre le public et les artistes. Le programme Rayonner au Canada favorise l’établissement de relations et d’échanges fructueux entre les artistes et le public canadien. Les artistes, les professionnels des arts, les groupes et les organismes artistiques peuvent soumettre une demande pour présenter et faire connaître des œuvres à des collectivités diversifiées de partout au pays, s’impliquer activement auprès du public et accroître leur présence à l’échelle nationale. Les organisateurs de festivals et autres diffuseurs peuvent présenter une demande pour montrer les œuvres d’artistes canadiens et étrangers et contribuer à stimuler le dialogue et les échanges dans le domaine des arts au Canada.

RAYONNER À L'INTERNATIONAL
Mettre les artistes canadiens en contact avec le monde. Le programme Rayonner à l’international célèbre la créativité, l’innovation et l’excellence des artistes canadiens en contribuant à présenter leurs œuvres de par le monde. Ce programme aide les artistes, les professionnels des arts, les groupes et les organismes à accroître leur visibilité internationale, à entreprendre une exploration artistique ou des échanges avec des collègues étrangers, ainsi qu’à soutenir leur accès à des marchés artistiques nouveaux et existants dans un contexte mondial.


b) Comment s’y prendre?

Ayant en main un bon dossier d’artiste, il restera à bien décrire le projet pour lequel la demande est faite, et d’y joindre un budget et un échéancier les plus réalistes possibles. Il est bon de prendre son temps pour monter un dossier, d’y réfléchir, de le laisser de côté et d’y revenir : le résultat en est systématiquement plus cohérent et meilleur. Ce procédé aide l’auteur à élaguer, à être concis, à aller droit au but. Il y a bien sûr l’échantillon, le synopsis ou le démo qui atteste que l’artiste est déjà engagé dans sa démarche. Attention! Ce démo ou synopsis, signature de l’artiste, doit être de qualité.

Il faut garder en tête qu’un bon analyste ne jugera pas au poids du document et lira presque de bout en bout l’ensemble des dossiers qu’il reçoit, soit plus d’une centaine à traiter en quelques semaines… Inutile donc de se répéter pour faire volume.

Le bon dossier est celui qui donne à comprendre « qui » en est l’auteur et ce qu’il compte faire « pour de vrai » :

  • Est-ce que son projet est réalisable?
  • Est-ce que l’ensemble est articulé? C'est-à-dire est-ce que l’aide sollicitée, si elle est versée, va permettre d’aller jusqu’au bout du projet?
  • Est-ce que les partenaires dans le projet sont les bons? Par exemple, est-ce que le lieu d’exposition, le réalisateur ou le producteur de disque pressenti a des affinités avec ce que l’artiste fait? Ou encore, est-il disponible? Inutile de tricher : le réalisateur ou producteur nommé dans la demande sera peut-être membre du jury …

Le budget comporte systématiquement une colonne « revenus » et une colonne « dépenses ». Et impossible d’échapper au fait que le total des revenus doit être égal au total des dépenses. Il faut savoir aussi que le gouvernement est mal à l’aise de subventionner des salaires, mais, selon les instances, consent volontiers à verser des honoraires et des frais de subsistance aux artistes; le demandeur peut allouer des sommes pour la réalisation de l’une ou l’autre étape du projet sous forme d’honoraires, versés à un tiers, ou parfois à lui-même. S’il ne faut pas craindre d’être créatif dans la manière de structurer un budget, un modèle peut toujours s’avérer inspirant.

►Le Guide d'information sur l'évaluation par les pairs a pour objectif de décrire le processus d'évaluation par les pairs dans l'attribution des bourses aux artistes professionnels par le CALQ.
 

c) Comment réagir au verdict?

Scénario 1 : Refusé ¡¡

La probabilité qu’une demande de bourse ou de subvention soit refusée est grande. Les rapports annuels des bailleurs de fonds disponibles sur leur site Internet en témoignent. Comme le veut le dicton, il y a beaucoup plus d’appelés que d’élus.

Une fois la déception passée, il est important de se renseigner sur les causes du refus auprès des chargés de programme. L’argument fourni par l’analyste ou le jury donnera des pistes pour mieux construire la prochaine demande. La persévérance est une attitude à cultiver dans ce domaine…

Scénario 2 : Accepté !!

Au cours de la réalisation du projet, on garde toutes les factures, reçus et coupons de caisse, lettres et talons de versements de subventionneurs, commanditaires et autres preuves de revenus. Si l’on ne doit pas les fournir au bailleur de fonds, on doit les conserver en cas de vérification. Et ces pièces justificatives seront nécessaires au moment de faire un rapport de subvention.

Il en va de même pour les rapports de subventions et les demandes : honnêteté et concision sont de mise. Le principe est qu’on repart de ce qu’on avait prévu, donc on fait ressortir ce qui a marché, ce qui a moins marché et pourquoi, ce qui a changé en cours de route et pourquoi. Même chose pour le budget : on reprend ce qu’on avait présenté en titrant cette ancienne colonne de chiffres par «Prévu», et on en crée une autre à côté qu’on titre « Réel ».

Au chapitre des dépenses, on finira sans doute par l’item Surplus (déficit) et le montant afférent de manière à ce que les grands totaux des revenus et des dépenses soient égaux. Puis, sous la forme d’un court texte, on commente les écarts importants.

À noter : le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent peut accompagner les artistes dans leurs démarches auprès des subventionneurs.
 



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