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Le Blogue

Laissons les pyramides à l’Égypte : la fin de la hiérarchie?

21 mars 2019
Écrit par Julie Gauthier
Catégorie : Partage d'expertises

Qu’est-ce que la hiérarchie? C’est un peu ce que tout bon salarié a déjà expérimenté; être au-dessous ou au-dessus d’un ou des individus. Soit nous sommes des exécutants, soit des donneurs d’ordres. La hiérarchie se présente sous forme pyramidale et chaque personne exerce un pouvoir sur la ou les personnes qui se trouvent sous lui, dans la pyramide. Cette formule induit tout naturellement un esprit de compétitivité à l’intérieur d’une équipe et « gravir un échelon » est un objectif souvent plébiscité. Cette manière de voir l’entreprise ou l’organisation peut sembler positive pour ceux qui possèdent le pouvoir et négative pour ceux qui le subissent…pourtant tout n’est pas si simple.

Cette structure peut créer de l’insatisfaction des deux côtés de la médaille. Les subordonnés ressentent régulièrement des frustrations puisqu’ils ont parfois peu de place pour promouvoir leur avis, leurs besoins et leurs inconforts. De ce fait, l’épuisement devient fréquent puisque la personne se retrouve écrasée sous la pression, mais en ayant peu de liberté d’action pour résoudre ses problèmes.

Du côté du sommet, ceux qui détiennent le pouvoir se retrouvent rapidement laminés sous le poids du nombre de décisions à prendre quotidiennement. En effet, comme le pouvoir vient avec l’autorité décisionnelle, il est facile d’imaginer que, pousser dans sa version extrême, le patron se retrouve a devoir tout approuver, tout décider, de la couleur de la carte de Noël à la vision stratégique de l’organisation en passant par le licenciement ou l’embauche d’employés.

Ce type de hiérarchie stricte tend à se retrouver plus souvent dans l’entreprise privée. Les OBNL et entreprises culturelles ayant généralement, de par leur raison sociale, l’obligation de se constituer un c.a, ceci induit d’emblée un certain partage des pouvoirs. Aussi, le milieu culturel foisonne d’organisations de petite taille, qui œuvrent dans une gouvernance hiérarchique explicite, mais dans un mode de gestion horizontale implicite. C’est ce décalage entre l’explicite et l’implicite qui, ici, suscite des tensions. Pour le monde extérieur, il y a une direction qui contrôle tout et des exécutants. À l’interne, tous prennent part aux décisions, mais un seul reçoit le crédit et un seul possède la légitimité auprès des partenaires.

À Culture Bas-Saint-Laurent nous poursuivons notre route vers le partage de la gouvernance. La prochaine rencontre avec le Llio nous permettra de nous pencher sur la répartition des tâches entre les différents employés. Parallèlement, nous suivons le MOOC sur la gouvernance partagée de l’Université du Nous. Je vous incite fortement à y jeter un œil, vous y trouverez certainement la motivation pour révolutionner les paradigmes de votre organisation.



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