bandeau principal

Le Blogue

Un nouveau défi pour Luc St-Amand

Crédit photo: Maxime Paradis, Le Placoteux (leplacoteux.com)

11 avril 2019
Écrit par CBSL
Catégorie : Témoignage

Le legs de Luc St-Amand au Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation

Conservateur au Musée de la Civilisation à Québec est un poste bien attrayant pour Luc St-Amand, ce diplômé en muséologie qui occupait le poste de directeur au musée à La Pocatière.

Natif de Saint-Léon-Le-Grand dans la Matapédia, Luc St-Amand ne quitte pas la région sans y laisser un héritage digne de mention. Après un mandat en animation culturelle au Musée de Rimouski, il a tenu quelque temps la barre du Musée de Kamouraska. Mais, c’est à la Maison Chapais à Saint-Denis-De la Bouteillerie que se déploient ses talents d’administrateur en milieu muséal. Il a su s’associer à Parcs Canada pour assurer la restauration du bâtiment dans les règles de l’art. Les couleurs des murs et boiseries de même que la restauration d’une murale représentant une bataille napoléonienne respectent au détail près les goûts et les modes d’origine, grâce à une technique de recherche par curetage. Preuve qu’un retour respectueux aux sources et une cure de rajeunissement n’ont rien de contradictoire!

Luc St-Amand est encore aux commandes de la Maison Chapais lorsqu’il accepte la direction du Musée François-Pilote en 2011, faisant la navette entre les deux institutions. À La Pocatière, il dépoussière, élague, équipe et réorganise les réserves de ce formidable cabinet de curiosités. Il professionnalise les pratiques et, surtout, il réoriente la mission du musée. Ancré dans ce milieu pocatois qui a formé les tout premiers agronomes du Québec, il en fait le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation en 2016. Le virage avait déjà été amorcé en 2015 alors qu’il empruntait au Manoir de Kernault en Bretagne un concept d’exposition, adapté au public « familles » d’ici : avec De bouche à oreille : des histoires à dévorer, l’achalandage du musée grimpe en flèche. Puis, il multiplie les collaborations, notamment avec le Musée de Charlevoix, le Musée de la mémoire vivante et le Musée des religions du monde. Ressortent d’un travail conjoint les expositions De l’étable au musée (2017-18), La pêche à l’anguille : un patrimoine identitaire (2018), et Maudite Boisson! qui sera présentée à compter de l’automne 2019. Luc St-Amand a également jeté les bases d’un projet de relocalisation du musée. Entre-temps, dans un élan visant à regrouper les institutions culturelles « cousines » du Kamouraska, le musée a absorbé les Archives de la Côte-du-Sud en 2018, créant un pôle plus fort en matière de culture et de patrimoine.

Et voilà que cet imperturbable bâtisseur poursuit sa progression vers l’ouest. On ne peut que lui souhaiter le succès qu’il mérite dans ses nouvelles fonctions et rêver de le retrouver lors de collaborations entre ce grand musée de Québec et ceux du Bas-Saint-Laurent, riches en collection et en créativité.

Auteure : Nathalie Le Coz
pour Culture Bas-Saint-Laurent

_______________________________
François Taillon, directeur du Centre d’archives de la Côte-du-Sud depuis 1990, assure la direction par intérim du musée depuis le 22 mars dernier.



Le Cron démarre