Date de publication :

20/08/2026

Modifié le :

20/08/2026

Pleureuses, une exposition d’art et d’architecture sur la documentation et la disparition du patrimoine bâti au Québec

Communiqué de presse / Joël Nadeau-Gauthier

 

 

Pleureuses, exposition d’art et d’architecture sur la documentation et la disparition du patrimoine bâti au Québec, sera présentée à la Maison Culturelle Armand-Vaillancourt du 28 août au 24 octobre.

Le duo d’artistes Joël Nadeau-Gauthier et Pier-Luc Lussier ainsi que l’artiste Vincent Perron présenteront respectivement le plus récent volet de leur vaste projet de recherche architecturale lors d’une exposition double à la Maison culturelle Armand-Vaillancourt. L’exposition intégrera la cinquième édition de l’AN IN et pourra être visitée jusqu’au 24 octobre 2026, selon l’horaire estival du Mami Café.

Les œuvres s’intéressent à l’architecture et à l’abandon du patrimoine québécois et posent une réflex- ion sur sa documentation et sur son rôle dans l’identité urbaine et territoriale. Elles visent à mettre en lumière les enjeux architecturaux liés à la mémoire collective et posent les jalons d’une réflexion critique sur l’environnement bâti et le territoire.

Odes funèbres de Pier-Luc Lussier et Joël Nadeau-Gauthier

Présentées en projection immersive sur plusieurs écrans, les œuvres sont des performances filmées qui allient musique et documentation architecturale.

Artistes pluridisciplinaires œuvrant en arts visuels, en musique et en architecture, les deux membres du duo, également membres du groupe expérimental « pas de signal », ont réalisé, en collaboration avec la cinéaste Ariel St-Louis Lamoureux et les artistes sonores Jordan Torres-Bussière et Vincent Fillion, une série de performances vidéo dans des ruines architecturales du Québec. En célébrant mét- aphoriquement un rituel funéraire par la documentation et la performance, les artistes suscitent une réflexion sur le rôle de ces bâtiments dans l’identité urbaine et territoriale.

Ces performances vidéo sont une observation méditative de l’objet ancré dans son contexte qui rend son dernier souffle. Entremêlant matières, vestiges et territoires, les images filmées sont accompag- nées d’un hymne funéraire contemporain, une composition originale créée pour le bâtiment et inter- prétée entre ses murs. Cette cérémonie intime joue le rôle d’une dernière présence officielle dans le bâtiment, mais elle porte également un regard sur un objet du paysage laissé pour compte et en assure la documentation.

Fragment du grand chien blanc, par Vincent Perron

Issu de son travail présenté lors de l’exposition Matière et modernité au Musée du Bas-St-Laurent, l’artiste revisite son oeuvre en la déconstruisant en plusieurs tableaux, qui se déploie dans l’espace d’exposition entrelaçant l’imaginaire et l’histoire. Le titre de l’œuvre renvoie à une vision que le grand- père de l’artiste a eue la veille de son décès. Ces fragments sont un hommage aux ruines et aux morts dans son entourage. Vivant ou construit.

Les fragments sont composés comme un palimpseste, rien n’est effacé. L’accumulation de dessins brouille l’histoire de l’auteur à celle du musée. Les dessins font référence aux travaux de Piranesi, Leb- beus Wood, Aldo Rossi, Brodsky et Utkin et à leur fascination pour les ruines.

Les superpositions et fabulations à échelles variables intègrent, entre autres, le musée dans la ville, le musée sur son lot, le musée en ruine, des chaises, la première proposition des architectes, l’enseigne du musée, le bâtiment original, une élévation de la maison située au 680 rue taché à Saint-Pascal, des chiens, un grand chien blanc, un cheval et un malaise avec les dessins sur du contreplaqué.

VERNISSAGE

La population est conviée à un vernissage gratuit en présence des artistes Vendredi le 28 août 2026 à 17h00 à la Maison Culturelle Armand-Vaillancourt. L’exposition pourra être visitée jusqu’au 24 octobre 2026, selon l’horaire estival du Mami Café. 143 Rue Principale, Saint-André-de-Ka- mouraska, QC G0L 2H0

Remerciement et partenaire : L’exposition Pleureuses est rendue possible grâce au Conseils des Art des Lettres du Québec