Forum international : assurer un avenir décent aux artistes
Le CRIMT et la Maison des affaires publiques et internationales (MAPI) ont récemment tenu le Forum international Assurer un avenir décent aux artistes : repenser les politiques du travail et de la protection sociale, une activité rassemblant chercheur·euses, juristes, syndicats et représentant·es des milieux artistiques.
Cette initiative visait à dresser un diagnostic complet de la situation des artistes au Québec et à dégager des pistes de réforme. Alors que les inégalités se creusent dans les milieux culturels et que de nombreux artistes envisagent de quitter leur profession, une question centrale guidait les échanges : comment assurer des conditions de travail décentes et une véritable protection sociale aux artistes ?
Le webinaire, qui s’est déroulé le mercredi 26 novembre de 9 h à 12 h, a réuni des chercheur·euses et expert·es internationaux qui ont présenté deux régimes européens phares offrant un statut professionnel aux artistes et un accès structuré à la protection sociale :
Le statut de travailleur et travailleuse des arts en Belgique, présenté par Anne-Catherine Lacroix (Dockers), Auriane Lamine (UCLouvain) et Jean-Gilles Lowies (Observatoire des politiques culturelles Wallonie-Bruxelles)
Le régime des intermittents du spectacle en France, présenté par Samuel Churin (Coordination des Intermittents et précaires) et Mathieu Grégoire (Université Paris Nanterre)
Pourquoi s’être tourné vers la Belgique et la France ?
Parce que ces deux juridictions ont, chacune à leur façon, institutionnalisé des réponses structurelles à l’intermittence, aux parcours discontinus, à la multiplicité des formes d’engagement et au risque de revenu — autant d’enjeux au cœur du travail artistique contemporain. Leurs expériences offrent un véritable laboratoire : non pas un modèle à importer tel quel, mais un référentiel concret des possibles, permettant d’identifier ce qui fonctionne, les effets attendus… et ceux qu’il vaut mieux éviter. Ces modèles ont été mis en perspective par Philippe Barré (Université de Montréal), Lucie Lamarche (Université du Québec à Montréal) et Dalia Gesualdi-Fecteau (Université de Montréal).